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SIEC – LE COMMERCE TOUJOURS EN PROFONDE MUTATION
 

Des valeurs « prime » stables sur le marché locatif
Un marché de l’investissement qui devrait atteindre 4 milliards d’euros à fin 2019 avec des transactions d’envergure attendues dans les prochains mois
 
BNP Paribas Real Estate analyse l’évolution des marchés utilisateurs et investissement depuis le début de l’année
 
Le retail poursuit sa mutation et la passerelle entre les différents canaux de distribution devient incontournable. L’ensemble des indicateurs de performances et de prévisions du commerce s’élargissent mêlant aussi bien stratégie d’emplacement d’une enseigne en pied d’immeuble et nombre de clics sur son site.
 
Concernant les valeurs, en tête du palmarès Paris, les Champs-Elysées, véritable vitrine internationale des enseignes, culminent toujours avec une valeur locative « prime » de 22 000 €/m²/an, soit l’une des artères la plus chère au monde avec la 5ème avenue de New York.
 
Cannes arrive en deuxième position avec une valeur locative « prime » qui se positionne à 8 000 €/m²/an. La présence de nombreuses marques de luxe le long du Boulevard de la Croisette et l’attrait de la French Riviera auprès de nombreux touristes à fort pouvoir d’achat expliquent cette valeur élevée. Viennent ensuite les grandes villes de province (Lyon, Lille, Bordeaux, Toulouse, Nice, Strasbourg,) aux valeurs « prime » supérieures à 2 000 €/m²/an.
 
« Les valeurs prime ont plutôt tendance à se maintenir alors que les autres emplacements, en particulier dans les villes moyennes, ont tendance à stagner, voire à baisser. Cette situation est particulièrement vraie pour les villes de taille moyenne dont le tissu commercial a tendance à s’effilocher » souligne Thierry Bonniol, Directeur France du Département Commerce de BNP Paribas Real Estate Transaction. Il apparaît clairement que le phénomène de métropolisation fragilise les villes moyennes qui ne bénéficient pas d’un attrait touristique, historique ou d’un centre-ville bien structuré sur le plan commercial. « Pour recréer une dynamique, il convient de complètement repenser l’accessibilité des cœurs de ville, adapter les surfaces aux nouveaux concepts et réintroduire la place du village » ajoute Thierry Bonniol.
 
Ainsi, la progression de la vacance entre 2013 (7% à 8%) et 2016 (9% à 11%) dans certaines villes jusqu’à 250 000 habitants explique également l’ajustement de certaines rues.
 
Les enseignes nationales et internationales privilégient les installations sur les emplacements « prime » des grandes/moyennes agglomérations, afin d’assurer la visibilité de leurs marques.
 
 

Concernant les centres commerciaux : les créations s’accompagnent d’extension/rénovation de sites existants. Le parc des centres commerciaux est estimé en 2019 à près de 19 millions de m², pour un chiffre d’affaires d’environ 130 milliards d’euros (hypers et supers compris). Pour 2019, près de 690 000 m² de nouvelles surfaces et de projets d’extensions/restructurations ont été identifiés. Toutefois, une partie de ces surfaces vont faire l’objet d’un report de livraison dans le temps en raison de la recrudescence de recours contentieux notamment, mais aussi parfois par le manque de liquidités des opérateurs.
 
Les valeurs locatives « prime » des grands centres commerciaux régionaux sont comprises entre 1 500 et 2 000 €/m².
 
 
Marché de l’investissement : un marché qui devrait atteindre 4 milliards d’euros à fin 2019
 

Avec environ 500 millions d’euros engagés sur le premier trimestre, 2019 a démarré doucement pour le marché de l’investissement en Commerce.
 
Le marché n’a pas encore bénéficié de ventes emblématiques en High Street parisien, segment qui avait été particulièrement dynamique en 2018.
 
A noter : un premier trimestre 2019 porté par les Régions. Moins de 30 transactions ont été signées au cours des trois premiers mois de l’année 2019. Les plus grandes transactions se situent en Régions, à l’instar de la vente d’un portefeuille composé de deux outlets à Roubaix et Troyes pour environ 300 millions d’euros.
 

Des transactions d’envergure en pied d’immeuble devraient se signer au cours de l’année, avec notamment la finalisation de la vente du flagship Nike sur les Champs-Elysées attendue à la fin du 2ème trimestre.  
 
« Le marché pourrait ainsi atteindre à nouveau le seuil des 4 milliards d’euros investis pour l’ensemble de l’année 2019. L’investissement en commerce reste à la seconde place après les actifs de bureau, et cette année encore le commerce de centre-ville constituera un pourcentage significatif des investissements » anticipe Cyril Zaprilla, Directeur Investissement Commerce de BNP Paribas Real Estate Transaction France.
 

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