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POUVOIR D’ACHAT IMMOBILIER : LES FRANÇAIS PEUVENT ACHETER 36% DE MÈTRES CARRÉS SUPPLÉMENTAIRES PAR RAPPORT À 2008
 

 
BNP Paribas Real Estate publie son
Indicateur de Pouvoir d’achat immobilier des ménages en France

 
Le pouvoir d’achat immobilier des ménages en France est au beau fixe, selon l’indicateur de BNP Paribas Real Estate, construit à partir de l’évolution du prix de l’immobilier, des revenus des ménages et des conditions d’emprunt depuis 1985.
« La capacité d’acquisition immobilière des ménages a considérablement évolué de 2008 à 2018, progressant de +36 % sur l’ensemble de la France. Sur cette période, les prix des logements ont légèrement augmenté tandis que les revenus ont modérément progressé, mais la baisse des taux d’emprunt, passés de 4,7% en moyenne en 2008 à 1,4% en 2018, explique la majeure partie de la forte capacité d’acquisition des ménages aujourd’hui », explique Olivier Bokobza, Directeur général du Pôle Résidentiel de BNP Paribas Real Estate.
En régions, la capacité d’acquisition immobilière des ménages sur la même période 2008-2018 est modérée à Lyon (+9%) et à Paris (+10,5%). A Bordeaux, le pouvoir d’achat immobilier est resté relativement stable (-0,4%).
 

 
En 2018, la hausse des prix des logements, qui a atteint +3,2 % sur l’ensemble de la France (source Notaires-Insee), n’a pas enrayé une dynamique positive pour les Français, dont la capacité d’acquisition affiche une légère augmentation (+1 %) par rapport à 2017. En effet, le revenu des ménages est resté stable (+0,2 % selon l’Insee) et les conditions d’emprunt se sont légèrement améliorées (avec en moyenne des taux de crédit à 1,44 % pour des durées de 19 ans selon Crédit Logement CSA).
Même si la hausse des prix s’observe dans la plupart des métropoles régionales en 2018, son rythme d’évolution, et en conséquence celle de la capacité d’achat, reste très différenciée selon les localisations en France. Bordeaux est en tête des progressions annuelles de prix (+17,2 %), suivi par Rennes (+9,6 %), Lyon (+8,3 %) et Paris (+5,7 %) (source Notaires de France). Au sein de la Région Parisienne, c’est essentiellement la Petite Couronne (+4,9 %) qui capte la hausse des prix, au détriment de la Grande Couronne (+1,0 %).
 

 
Pour 2019, la plupart des indicateurs permettent de tabler sur une poursuite de la bonne dynamique des marchés du logement en France. « D’une part, même si la croissance du produit intérieur brut ralentit, elle devrait rester résiliente et suffisante pour permettre une hausse de l’emploi et un renforcement du pouvoir d’achat des ménages. D’autre part, les taux d’intérêt à long terme s’installent à des niveaux durablement bas, compte tenu des récentes positions des banques centrales. Ainsi, les conditions d’emprunt vont certainement rester très favorables au cours des prochains trimestres. », anticipe Guillaume Joly, Directeur du département Research France de BNP Paribas Real Estate.
Dans ce contexte, la hausse du prix des logements va certainement se poursuivre en 2019, après des évolutions encore significatives pour l’année 2018, tant pour l’ancien (+3,3 %) que pour le neuf (+3,2 %). « La hausse des prix immobiliers observée depuis deux ans est assez saine, puisque guidée par une demande structurellement forte et des conditions de financement durablement attractives. Pour 2019, on peut raisonnablement tabler sur une progression des prix de l’ordre de 2 % pour l’ensemble des logements neufs et anciens en France », anticipe Olivier Bokobza.

 

Note méthodologique :
L’indicateur de capacité d’acquisition immobilière des ménages a pour but d’estimer l’évolution de la surface de logement que peut acquérir un ménage au cours du temps. Calculé trimestriellement à partir de 1985, l’indicateur atteint 100 en moyenne sur longue période. Au-dessus de 100, la capacité d’acquisition est meilleure que son niveau moyen, tandis qu’elle est moins bonne sinon. Cet indicateur est calculé en fonction de trois impacts, construits tels que la somme de leurs évolutions égalise celle de la capacité d’acquisition au cours du temps. Premièrement, l’impact prix dégrade la capacité d’acquisition lorsque la valeur de l’immobilier augmente. Deuxièmement, l’impact revenu permet de mesurer l’évolution du revenu disponible brut par ménage, lequel oriente à la hausse la capacité d’acquisition. Troisièmement, l’impact emprunt permet de prendre en compte l’évolution des conditions de financement pour l’habitat, en fonction des taux d’intérêt et de la durée moyenne des crédits immobiliers délivrés.