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BNP PARIBAS REAL ESTATE COMMENTE LES INDICATEURS IMMOSTAT : FORT IMPACT DU RALENTISSEMENT ÉCONOMIQUE SUR LES MARCHÉS TERTIAIRES

La demande placée de bureaux en Île-de-France atteint 667 500 m² sur les six premiers mois de l’année 2020, en baisse significative de -40% sur un an. Compte tenu du contexte sanitaire et économique, le deuxième trimestre de l’année marque un net repli du volume des transactions avec seulement 205 000 m² placés.  « Le marché des grandes surfaces (plus de 5 000 m²) se caractérise par un volume historiquement faible (217 000 m²) et ce malgré l’enregistrement de la transaction TOTAL sur la future tour The Link à La Défense sur près de 130 000 m². Au total, seulement 12 transactions sont à signaler depuis le début de l’année. De son côté, le créneau des petites et moyennes surfaces (0 - 5 000 m²) souffre également avec un repli significatif (-39% sur un) » analyse Éric Siesse, Directeur Général Adjoint en charge du pôle Bureaux Location Île-de-France de BNP Paribas Real Estate Transaction France. Ces résultats d’ensemble sont en partie le fruit d’une activité économique au ralenti, avec un PIB attendu en baisse de -11,1% en 2020. Fort de ces constats, « nous devrions observer une remontée généralisée des taux de vacance mais pas au même rythme. Ainsi, des secteurs comme La Défense ou la 1ère Couronne Nord pourraient enregistrer une hausse plus importante de la vacance compte tenu du nombre important de chantiers en cours de construction. A l’inverse, Paris intramuros conserve toujours aujourd’hui un taux de disponibilité extrêmement faible (2,9% au 1er juillet 2020), nettement sous sa moyenne décennale » analyse Éric Siesse.
 
« Difficile de faire des prévisions à ce stade tant les incertitudes sur la suite et le profil de la reprise économique demeurent. Côté immobilier de bureaux, de nouvelles tendances émergent et viennent redistribuer les cartes à l’image de l’obsolescence accrue de certains immeubles franciliens ne répondant pas aux nouveaux cahiers des charges techniques des utilisateurs ou encore la recherche quasi systématique d’économies » rajoute Éric Siesse.
 
Après quatre années particulièrement dynamiques avec des volumes de transactions sur le marché de la logistique bien supérieurs à la moyenne long terme, les six premiers mois de l’année 2020 connaissent un fort ralentissement avec seulement 1,2 million de m² placés sur l’ensemble du territoire français, en baisse de -44% sur un an. « Cette baisse s’explique par le très fort ralentissement économique observé depuis la crise sanitaire et le fait que beaucoup de grands distributeurs ont finalisé leur première phase de transformation de leur supply-chain » analyse René Jeannenot, Directeur du pôle Industriel de BNP Paribas Real Estate Transaction France.
 
Les mesures de confinement ont mis en avant le rôle essentiel de l'écosystème logistique dans la vie économique du pays et la gestion de la crise actuelle. « Au cours des prochains trimestres, la demande d’entrepôts restera soutenue par la croissance continue du e-commerce qui a démontré toute la pertinence de son business model sur ces derniers mois, mais également par la nécessaire reconstitution des stocks et peut-être par la stratégie de réindustrialisation du territoire qui sera mise en place » anticipe René Jeannenot.
 
Après un 1er trimestre de l’année 2020 particulièrement dynamique (8 milliards d’euros engagés), les volumes investis en immobilier d’entreprise en France ralentissent significativement au 2ème trimestre avec seulement 3,9 milliards d’euros investis. Au total, sur les six premiers mois de l’année, le marché de l’investissement baisse de –21% sur un an (11,9 milliards d’euros). Les investisseurs recherchant à tout prix l’actif sans risque, les taux de rendement « prime » pour la logistique et le bureau n’ont pas évolué durant les trois derniers mois de l’année, se situant toujours respectivement à 4,00% et 2,80%. Seul le commerce affiche une décompression de son taux autour de 50 points de base. « Au cours des prochaines semaines, les écarts entre les profils de risque devraient se creuser. Une nouvelle hiérarchisation des valeurs en fonction de la qualité intrinsèque des actifs et de l’appréciation du risque de leur situation locative va s’opérer » anticipe Olivier Ambrosiali, Directeur Général Adjoint, en charge du pôle Vente et Investissement de BNP Paribas Real Estate Transaction France.